Savez-vous l’histoire du gars qui part faire de la randonnée et qui reste pris avec son auto dans la bouette? Comme il n’a pas de pelle pour se sortir de là, il part à la recherche d’aide. Heureusement, il aperçoit trois maisons tout près et décide d’aller cogner aux portes pour essayer de se trouver une pelle.
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Il cogne à la première porte. Une personne lui répond de derrière la porte sans même l’ouvrir et dit : « Je n’ai pas de pelle… et de toute façon, je n’ouvre pas la porte aux étrangers. » Alors notre gars repart et se dirige vers la deuxième maison.
Il cogne à la deuxième porte et un homme assez costaud lui répond : « Même si j’avais une pelle, je ne te la prêterais pas parce que je suis certain que tu vas me la voler. Va-t’en d’ici. » Alors là, notre pauvre gars repart encore une fois et se dirige vers la troisième maison.
Mais maintenant, il commence à désespérer. Il se dit que, de toute façon, ils n’auront probablement pas de pelle eux non plus. Il arrive devant la maison, cogne à la porte, et une gentille dame lui ouvre avec un grand sourire.
Et là, il la regarde et lui dit : « Garde-la, ta maudite pelle! » Puis il tourne les talons et s’en va.
Pourtant, la dame avait plusieurs pelles juste à côté de la porte et elle aurait probablement été très heureuse de lui en prêter une. Mais après avoir vécu deux mauvaises expériences, notre gars avait déjà décidé d’avance que ça ne fonctionnerait pas.
C’est exactement ce que notre cerveau fait. Il crée des connexions neurologiques, des synapses, et il adore mettre les expériences dans de petites boîtes. Quand quelque chose arrive, on le classe dans une boîte. Puis quand une situation semblable se reproduit, notre cerveau retourne automatiquement dans cette même boîte.
Le problème, c’est que certaines de ces boîtes sont erronées. Elles ont été créées par accumulation, par habitude ou simplement par erreur. Après avoir vécu quelque chose quelques fois, on finit par croire que ça va toujours se passer ainsi. Alors on n’essaie même plus, parce qu’on est convaincu que le résultat sera le même.
C’est important de se rappeler cette histoire-là avant d’assumer que quelque chose ne fonctionnera pas. Avant de dire aux gens : « Garde-la, ta maudite pelle! », essayez quand même.
Mon père me racontait cette histoire quand j’avais cinq ou six ans. Chaque fois que je voulais abandonner quelque chose ou que je disais : « Ça ne marchera probablement pas », il me répondait toujours : « Ben oui, garde-la ta maudite pelle, essaie même pas! » C’était devenu une blague récurrente chez nous, dans la cuisine comme dans le salon.
C’est une vieille histoire que j’ai gardée avec moi au fil des années, et j’espère qu’elle pourra vous aider vous aussi. Parce que très souvent dans la vie, sans même nous en rendre compte, nous disons aux autres : « Garde-la, ta maudite pelle! »
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