Est-ce que vous vous sentez dépassé(e) parfois ? Voici trois stratégies anti-stress pour vous aider à rester debout quand tout semble chamboulé. Des outils concrets pour pouvoir dire : « Emmenez-en, je suis capable d’en prendre ! » Cliquez sur l’image pour regarder la vidéo ou continuer de lire l’article complet.
1. Attendez-vous à ce que ce soit stressant
La première stratégie, c’est de vous y attendre. Trop souvent, on se met la tête dans le sable, en se racontant que notre vie devrait être calme et relaxante. Mais ce n’est tout simplement pas la réalité.
Nous vivons dans un monde où tout va à 100 000 à l’heure. On jongle constamment avec une multitude de responsabilités et de défis. Faire semblant que le stress ne fait pas partie du quotidien n’aide en rien.
C’est comme un matador qui irait voir son thérapeute en disant : « Je me sens très stressé à cause de mon travail, je ne comprends pas pourquoi. » Eh bien… tu joues avec des taureaux, c’est normal que ce soit stressant !
Ou encore un gardien de but qui dit, après un match : « Je n’ai même pas pu regarder la game, tout le monde me lançait des rondelles toute la soirée. » Oui, c’est ta job, c’est normal que ça arrive.
Alors, si vous êtes un(e) cadre, un(e) gestionnaire ou un(e) leader, attendez-vous à ce que tout arrive sur votre bureau. C’est vers vous que les gens se tournent en cas de problème. C’est votre rôle. Ce n’est pas une crise, c’est un mardi ordinaire.
Un exemple concret
Quand je donne une conférence, que ce soit devant 1200 personnes ou pour un petit groupe de gestionnaires, je personnalise toujours mon contenu. Je fais remplir un questionnaire aux participants pour m’assurer de bien répondre à leurs enjeux.
Je leur envoie ce questionnaire plusieurs semaines à l’avance. Pourtant, la veille, il y en a toujours trois ou quatre qui ne l’ont pas encore rempli. Et le matin même, à 6 h, je reçois encore des réponses de dernière minute.
Est-ce que je me mets à paniquer ? Non. Je m’y attends. Je travaille avec des gens occupés. Je planifie du temps la veille pour intégrer ces réponses, je garde ma soirée libre, et le matin de la présentation, je suis devant mon ordinateur, prête à faire les ajustements.
J’ai même des diapositives préparées à l’avance que je peux facilement adapter. Pas de panique : je suis prête. Parce que je m’en attends.
2. Préparez les autres à s’en attendre aussi
Si vous dites à votre équipe : « Je vous garantis que votre charge de travail ne va pas augmenter », vous n’êtes pas honnête.
On vit dans une réalité où les ressources sont limitées, où les économies d’échelle font qu’on ne peut pas toujours embaucher plus de personnel. Résultat : la charge augmente, et c’est normal.
Alors soyez transparent(e). Dites-leur qu’il y aura des périodes de surcharge. Préparez-les à cette réalité. Ça ne veut pas dire qu’on baisse les bras, mais on anticipe.
Même chose avec votre entourage. Si vous dites à votre enfant que vous serez à toutes les pratiques de baseball, vous risquez de le décevoir. Dites-lui plutôt : « Probablement que je ne pourrai pas être là à chaque fois. »
Et si, finalement, vous vous pointez ? Surprise ! C’est un bonus.
Si vous avez une réunion qui finit à 17 h et un souper à 18 h, ne promettez pas d’arriver pile à l’heure. On le sait : les réunions débordent, il y aura du trafic. Dites : « Je serai là à 19 h 30. » Et si vous arrivez à 19 h, c’est encore mieux.
Préparer les autres à la réalité permet de réduire la pression et les déceptions.
3. Faites ce que vous devez faire pour être à votre meilleur
Troisième stratégie : mettez votre propre masque en premier. Comme dans l’avion, si la cabine se dépressurise, vous devez mettre votre masque avant d’aider les autres.
Quand je donne des conférences, surtout celles qui s’étendent sur plusieurs jours avec du coaching individuel, c’est intense. Avant, je rentrais chez moi au plus vite, je prenais le premier vol, et dès que j’arrivais, je me précipitais à l’ordinateur pour répondre à mes courriels.
Mon mari m’accueillait en disant : « Tu m’as manqué ! » et moi, je répondais : « Parle-moi pas, je suis en retard dans mes courriels, ça fait trois jours que je suis partie, j’ai trop de choses à faire. »
Aujourd’hui, j’ai changé cette habitude. Je prends le dernier vol ou je reste une nuit de plus. Je prends du temps pour moi : visite d’un musée, tour de ville en autobus, food tour, promenade guidée… je me ressource.
Ensuite, je retourne à l’hôtel, je fais mes suivis, je traite mes courriels tranquillement. Et quand j’arrive à la maison, je suis présente. Je suis là pour mon mari. Je lui dis : « Comment ça a été, tes derniers jours ? » Je suis là à 100 %.
Un client
J’ai un client qui arrivait à la maison complètement à bout. Les enfants sautaient sur lui, il devenait bête, s’énervait, criait.
Maintenant, il passe par le gym ou va marcher 15 à 20 minutes avant de rentrer. Il arrive calme, ressourcé. Et quand les enfants lui sautent dessus, il dit : « À quoi on joue aujourd’hui ? »
C’est ça, être à son meilleur.
Les Trois clés:
- Attendez-vous à ce que ce soit stressant.
- Préparez les autres à cette réalité.
- Faites ce que vous avez à faire pour être à votre meilleur.
J’espère que cet article vous a été utile. On se retrouve bientôt avec d’autres stratégies pour fermer le bouton panique et rester à votre meilleur, même quand tout est chamboulé.
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