Pourquoi avons-nous parfois l’impression d’être coincés, comme Bill Murray dans le film Le jour de la marmotte (Groundhog Day) ? C’est l’un de mes films préférés. Et c’est, selon moi, l’un des meilleurs films jamais réalisés sur la neuroscience et la confiance.
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Vous vous souvenez : Bill Murray joue Phil, un journaliste qui couvre l’événement où l’on tente de savoir si la marmotte verra son ombre ou non. Puis, le lendemain, le réveil sonne sur la même chanson… et la journée recommence. Encore et encore.
1. Le film est une métaphore parfaite de la neuroplasticité
Au début, Phil est littéralement prisonnier de son ancien câblage neuronal.
Mêmes pensées.
Mêmes réactions.
Mêmes schémas émotionnels.
Même personnalité.
Mêmes résultats.
C’est exactement comme ça que fonctionne le cerveau.
Votre cerveau fonctionne avec des circuits réutilisables. Une fois qu’un circuit est créé, le cerveau préfère le réutiliser parce que cela demande moins d’énergie. Alors, à moins que quelque chose ne vienne interrompre cette boucle, vous continuez à obtenir les mêmes réactions émotionnelles, les mêmes habitudes et le même niveau de confiance — même quand vous voulez désespérément des résultats différents.
Phil n’est pas prisonnier du temps.
Il est prisonnier de sa programmation neurologique.
Et la seule chose qui finit par le libérer, c’est… la création de nouveaux circuits.
2. Sa confiance grandit après que son cerveau ait changé — pas avant
Au début, il essaie de « penser confiance ».
Ça ne fonctionne pas.
Pourquoi ?
Parce que la confiance n’est pas un trait de personnalité.
C’est un état neurologique.
Ses premiers comportements proviennent d’un cerveau dominé par :
• des circuits de peur
• des boucles de contrôle
• des schémas de recherche de validation
• des voies d’évitement et de frustration
Ses résultats restent donc les mêmes.
C’est juste quand il commence à se recâbler par la répétition — apprendre le piano, se présenter différemment, servir les autres, choisir de nouvelles réponses — que son cerveau se transforme littéralement.
Nouveau câblage = nouveau point de référence émotionnel
Nouveau point de référence émotionnel = nouvelle identité de confiance
Il ne devient pas confiant = puis il change.
Il change son câblage, = puis il devient confiant.
3. La journée se répète parce que le cerveau répète ce qu’il a mémorisé
Le rôle du cerveau est de prédire demain à partir d’hier.
Donc, tant que de nouvelles expériences ne sont pas ancrées émotionnellement, le cerveau rejoue simplement la même « journée » à l’intérieur.
Mêmes déclencheurs.
Même discours intérieur.
Même chimie du stress.
Même plafond de confiance.
C’est pourquoi les gens disent :
« Je me retrouve toujours à la même place. »
« Je ne sais pas pourquoi je fais toujours ça. »
« Je me sens coincé(e). »
On n’est pas brisés.
On est neurologiquement cohérents.
4. La vraie liberté arrive lorsque son identité change
La boucle ne s’arrête pas quand il « obtient la fille ».
Elle s’arrête quand il devient une personne différente sur le plan neurologique :
• un discours intérieur différent
• des réponses émotionnelles différentes
• des comportements par défaut différents
• et tout ça engendre un sens différent de la confiance en soi
Son cerveau ne prédit plus la même version de lui-même.
Et une fois que le cerveau met à jour son modèle d’identité…
La boucle se dissout.
La vraie leçon sur la confiance
La confiance n’est pas quelque chose que l’on « motive ».
C’est quelque chose que l’on câble.
Tant que votre identité neuronale ne change pas, votre cerveau continuera de vous réveiller dans la même journée émotionnelle — même si votre calendrier indique une nouvelle année.
Et la partie la plus inspirante ?
Le film prouve une chose :
Vous n’êtes jamais coincé(e) dans votre vie.
Vous êtes simplement en train de répéter un programme neuronal — et les programmes neuronaux peuvent être réécrits.
Une pensée, un comportement, une répétition à la fois.
Joyeuse Journée de la marmotte.
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